LE FIL à RETORDRE
 
 


Notes d’intention pour la mise en scène de « LE FIL A RETORDRE »


Partir du texte, ses caractéristiques, ce qui nous a touchés à la lecture, ce qui nous a donné envie de le partager, de le faire découvrir.

Donc mettre en évidence dans la forme, l’humour, la légèreté, l’absurde, le loufoque, l’irrationnel, le décalage, le surréalisme, le pouvoir des mots et aussi dans le contenu le désir de se retrouver, de retrouver la mémoire de l’enfance,  la réflexion sur l’art et la création, sur l’éducation, les difficultés de la communication entre adultes et enfants mais aussi entre adultes et entre enfants, la satire.

Trouver une mise en situation porteuse de potentialités pour traiter ces différentes dimensions et la faire jouer, la confronter à la langue et aux textes.

D’où le choix de mettre en scène l’auteur en train de réaliser et vivre son œuvre, d’où le choix d’un fil rouge  : "les aventures de Gégé"  qui a guidé la sélection des histoires parmi les 42 à disposition, d’où aussi le choix de l’apparition surnaturelle d’un "Gégé d’il y a vingt ans" qui entre en résonance avec l’irrationnel des textes et permet toutes les fantaisies et illogismes, d’où l’invitation faite aux personnages (et aux comédiens) de jouer "comme si on avait 10 ans".

La scénographie mettra en relief deux lieux : celui de la réalité présente où l’auteur écrit et celui du passé : la chambre d’enfant où chaque objet agira comme « la madeleine de Proust » et déclenchera les souvenirs.

L’esthétique rappellera d’une part la graphie et d’autre part la photographie ancienne par l’usage du noir et blanc.

Le parti pris du décor de la chambre où meubles et objets seront stylisés avec des traits noirs et à-plats blancs, soulignera les aspects marquants de la mémoire et l’aspect ludique des souvenirs.

Lumière et environnement sonore renforceront cette ligne et contribueront aux deux fonctions de la scénographie, d’une part pour le spectateur faciliter la lecture des deux mondes : celui de l’auteur au travail et celui de son enfance (celui de l’œuvre en train de se faire) et d’autre part pour les comédiens, offrir un support et un appui à leur imaginaire dans la mise en jeu des textes.



Public visé : cycle 3 de l’école élémentaire et 6° et 5° des collèges et « tout public ».

INFOS PRATIQUES

TOUT PUBLIC à PARTIR DE 7 ans
durée : 50 minutes

DISTRIBUTION :
Brice Pomès & Jean-Marie Combelles

Mise en scène & ADAPTATION : 
Brice Pomès & Jean-Marie Combelles

CO-PRODUCTION :  RENDS TOI CONTE & THÉÂTRE DE LA LUCIOLE.

CONTACT diffusion : CIE RENDS TOI CONTE
06 59 60 03 72 / diffusion.rendstoiconte(@)gmail.com

« Le Fil à retordre » est un recueil de très courtes nouvelles, recommandé par l’Education Nationale. Situations et personnes s’emballent et dérapent dans ces histoires qui jouent sur les mots, sur l’absurde de situations loufoques, sur le parcours de personnages décalés.

Brice Pomès et Jean-Marie Combelles ont sélectionné treize de ces histoires, et en ont fait une adaptation théâtrale réalisée avec l’accord de l’auteur, Claude Bourgeix.


A différentes étapes du travail de création, ils ont confronté leurs choix (de textes, de développement du scénario, de scénographie, d’interprétation) à la sagacité du regard des élèves d’une classe de CM1-CM2 de Couffouleux.

Ils mettent en évidence tout ce qui les a touchés à la lecture, ce qui leur a donné envie de partager ces textes, de les faire découvrir : l’humour, l’absurde, le loufoque, l’irrationnel, le décalage, le surréalisme, le pouvoir des mots pour la forme ; le désir de se retrouver, de retrouver la mémoire de l’enfance, la réflexion sur l’art et la création, sur l’éducation, les difficultés de la communication entre adultes et enfants mais aussi entre adultes et entre enfants pour le contenu.

Gérard Lafleur est un écrivain de soixante ans.

Il décide  d’écrire ses souvenirs d’enfance. Mais ils sont loin dans sa mémoire.

Un Gérard, plus jeune vient l'aider à revivre les grands moments de son enfance : sa classe de CM2 et sa maîtresse tyrannique, Melle Tresses-en-rond, ses copains bagarreurs et blagueurs, ses après-midi au musée avec Tatie...


L’occasion pour les deux comédiens de donner vie et chair aux textes drôles et absurdes de Claude Bourgeyx et les inscrire dans un canevas aussi loufoque qu’eux...


En bref, ils se sont emparés de cet univers et de son humour pour nous emmener dans un monde cocasse. Monde dans lequel il vaut mieux se donner rendez-vous à soi-même pour retrouver son enfance, où les vaches pourraient pondre des œufs, le discobole détester l’athlétisme, les bagarreurs échanger des coups de crayons, de soleil, de foudre ou de téléphone, le poids des mots se mesurer en mètres.

Et où il faut être bien outillé pour détordre le fil.